Très belle journée

 

Participants: Le Caribou

                     Jampy le Cabri

                      Nicolas

                      Chang Tho

                      Le Tico

 

Accompagnant: Daniel

 

Temps de marche: 6h40 - distance parcourue : env 15km

 

Dénivelé: env 1.000m

 

 

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Point de rencontre avec le reste de l'équipe  sur la place centrale de Formiguères à 8h.

 

Daniel et moi, étions en Cerdagne depuis la veille. Nous avons dégusté le soir, avec délice une poellée de girolles mixées de cèpes orangés cueillis quelques instants plus tôt.

 

Le Caribou nous amène Jampi le Cabri qui reprend la rando après quelques semaines d'interruption et 2 jeunes sportifs, Nicolas son fils, et la jolie jeune femme de ce dernier, Chang Tho.

 

Daniel a court de compette, a décidé de passer la journée au vert et accepte gentiment de nous rejoindre en voiture au point de destination, à savoir le barrage des Bouillouses.

 

 

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Le départ se fait dans une ambiance festive à 8h45 du parking de la station de sky de Formiguères.

Après les photos souvenirs d'usage on attaque la piste forestière à pied alors que des 4X4 nous doublent dans les 400 premiers mètres.

Dès que possible nous quittons cette piste trop fréquentée pour subir un raidillon qui nous conduit 30mn après au parking où sont garés une trentaine de véhicules, à multiplier par 3 pour avoir le nombre de randonneurs qui s'égayent joyeusement dans la montagne, au moins jusqu'au Camporeils. Sale affaire, pour la tranquilité, tu repasseras...

 

 

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Un raccourci nous permet de court-circuiter quelques groupes de touristes et de nous retrouver 15 mn plus tard au poste de secours au plus haut des pistes de ski.

 

Longeant la crête de la Serre de Mauri, on arrive au plus haut à 2412m accompagnés par la piste forestière réservée aux "ayants-droits" et poursuivis par la meute des joyeux randonneurs de l'été radieux.

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 L'Estany Gros                                                              Pic des Morters et de la Montagnette

 

 

Le panorama est superbe, on aperçoit le sentier venant de la vallée du Galbe qui passe par le col entre le Pic dela Montagnette et le pic des Morters. Sur la même ligne au nord, on distingue la dépression de la Porteille d'Orlu et le Pic de Baxouillade.

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En face les Pérics et le sommet du Carlit en enfilade.

 

Coté levant, le Madres et au sud les Pyrénées du Canigou à la Molina.

 

La vue des lacs des Camporeils est à couper le souffle: les 5 lacs bordés de vertes prairies sont coulés au milieu de pins à crochets.

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La descente vers ce paradis s'effectue normalement par la sempiternelle piste qui mène jusqu'au refuge gardé au bord de l'Estany del Mig. Un sentier plus direct coupe à flanc avec un dénivellé plus important mais nous prive d'une partie non négligeable du paysage

L'endroit est rapidement squatté par les forasters qui arrivent par petits groupes, mon sac posé sagement au pied d'un arbre est englobé par une équipe bruyante, parlant fort de leurs derniers exploits... passons.

 

Le Caribou de sa démarche chaloupée, chapeau à larges bords vissé sur la tête, 2 noeuds de son mouchoir pendant sur le front, annonce à la cantonnade que le retard de nos amis vient d'une "contraction" de Chang Tho. Quelques têtes se tournent, intriguées. Le Caribou rectifie rapidement, < enfin, une contracture >, la conversation des voisins reprend normalement, et on va s'asseoir pour la pause casse-croute au bord du lac situé au pied du petit Péric.

 

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J'ai du mal à m'habituer ( en fait je ne m'habitue pas du tout )au remue-ménage environnant: des ados, prennent un plaisir fou à faire devant nous des ricochets et jeter de cailloux dans l'eau tranquille du lac, alors que quelques instants plus tôt je regardais sans bouger de peur de les effrayer, des truitelles se prélasser entre deux eaux au même endroit...

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Nicolas étant d'accord pour affronter la pente abrupte du pic qui se dresse devant nous, nous laissons provisoirement nos camarades pour un détour en altitude au calme, troublé seuleument par le bruit de nos respirations oppressées et de nos godillots sur les éboullis.

 

L'ascension est raide; je cède la tête à Nicolas qui refuse, il s'est brisé 3 côtes lors d'un match de rugby et est à court de forme. Je trace donc la route péniblement, marquant des poses de plus en plus fréquentes pour régénérer l'organisme vieillissant. Mon partenaire suit docilement. Quelques portions de pentes glissantes assez techniques, ralentissent notre progression. 

1h10 depuis le départ du lac, on est , enfin, en vue du sommet; mon compére effectue alors un cadrage débordement sur mon arrière et d'un coup de rein de 3/4 centre,  file vers le sommet.

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  Ce type est un compétiteur, les gars!                        Les soixantièmes vieillissants !

 

En face se dresse le sommet tentant empierré du grand Péric. Non, vraiment, une autre fois!

 

On redescent au col entre les 2 sommets pour reprendre le sentier qui conduit à la Balmette.

 

Avant d'atteindre le refuge, on coupe "à travers champs" pour rattrapper la piste des bouillouses.

 

1h30 de marche forcée et nous atteignons la passerelle Marty où nous attend le reste du groupe.

 

Moment de tendres effusions entre les 2 jeunes mariés, c'est touchant, mais loupé pour la photo.

 

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1h15 mn après, il est 17h, nous retrouvons Daniel qui nous attend patiemment au point de départ de la navette.

Au parking du Pla de Barrès, nous embarquons Le Caribou et Chang Tho qui vont pouvoir récupérer le véhicule laissé à Formiguères.

 

C'est fourbus mais endomorphinés un max, que se termine cette superbe rando, un première pour ma part.

 

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Très beau temps chaud.

 

Journée mixte : pêche - balade

 

Participants: Bernard Boxero

 

                     Le Tico

 

Dénivelé 400m

 

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 Col de Dellui: circuit n°2

 

 

La visite en territoire espagnol était programmée de longue date, on a profité d'une météo favorable pour tenter l'aventure.

 

Partis le jeudi 11 de Saint-Cyprien, direction la Cerdagne, Puicerda, la Seu de Urgell, on atteint le Vall Fosca vers 17h

 

 

.

 

Bernard qui connait l'endroit de longue date pour ses spots de pêche à la truite a réservé dans un bel hôtel où l'on est  accueilli par la propriétaire veille dame chaleureuse, s'efforçant de nous faciliter le séjour dans un français hésitant.

 

On fait une brève reconnaissance des lieux jusqu'à l'Embassada de Sallente, lac avec barrage qui sert de réservoir tampon à une énorme usine électrique située en sous-sol. Au bout de la route, un téléphérique servant initialement au transport de marchandises lourdes, a été mis a profit pour monter les touristes jusqu'au chapelet de lacs 500m plus haut.

 

Renseignements pris, le départ  de la première benne est à 8h du matin.

 

On rejoint notre hôtel pour un moment de détente avant le repas du soir.

 

Le menu est simple: soupe claire où baignent des pâtes et de minuscules morceaux de jambon d'York, 3 coustaillous au four sont vite déglutis et le mel y mato termine un repas correct.

 

Le lendemain, le réveil est à 6h, le petit déjeuner est avalé en suivant et on est parmi les premiers sur le parking du téléphérique.

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 8h15, on est sur la plate-forme dominant le lac de Gento à 2140m, point de départ  vers les différentes destinations.

 

Très peu de pêcheurs au départ, ce qui est étonnant car d'après Bernard, les eaux sont poissonneuses....

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Le lac Tort

 

 

On attaque le sentier, bien tracé, on monte un long escalier assez raide, pour atteindre 1/2 h plus tard un col d'où serpente une petite voie de chemin de fer désaffectée qui nous permet de longer le 1° lac d'altitude, le lac Tort à 2290m.

 

A 9h30, on atteint le lac Mariolo bordé comme les précédents par un barrage et enfin à 10h le lac Cubieso où l'ami Bernard compte bien me faire la démonstration de son art.

 

Le paysage est très beau le lac est entouré de pics à 2800m pas de végétation, un tapis d'herbe dure et piquante entoure les étendues d'eau.

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J'attends avec impatience que mon ami prépare son attirail, en grignotant le bon serrano et le manchego achetés en route.

 

Bernard effectue un repérage savant au bord du lac où se prélassent entre deux eaux des truites de différentes grosseurs.

Il jette son dévolu sur un beau speciment en fouettant dans l'air le fil de pêche qui s'étend de plus en plus loin sur la surface de l'eau; un dernier coup de poignet et la mouche tombe à quelques centimètres de la cible.

 

D'un coup de queue brusque, la truite monte en surface et se jette sur l'appât, elle est ferrée au bon moment et se débat dans un combat qui semble inégal; Bernard laisse filer, le poisson se glisse  sous une roche dont l'extrémité acérée coupe le fil.

La truite s'enfuit avec son percing, sous les grognements de son prédateur.

Idem pour la 2°, ferrée dans les mêmes conditions....

 

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 Savamment ferrée, la truite est remontée

 

 

La 3° de belle taille est elle, soigneusement mise dans le sac.

Les 3 suivantes seront sagement remises délicatement dans leur milieu naturel, les pêcheurs à la mouche sont des gens raisonnables.

 

A 11h30, je laisse mon ami à son sport favori, et suis le sentier qui serpente rudement jusqu'à la Collade de Dellui à 2576m que j'atteins à midi.

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 La réserve de Encantades                                         Le lac Cubieso

 

 

 

Très belle vue sur la vallée des Encantades où sommeillent 2 petits lacs en contrebas.

 

Après 1/2h de repos, je redescends à la recherche de mon ami. Je prospecte la moitié de lac auprès duquel je l'ai laissé, puis ne le voyant pas, fais demi tour pour atteindre le lac Castieso un peu plus haut, mais toujours pas de Bernard à l'horizon.

Je le retrouve au point de rencontre dont on avait convenu en train de déjeuner, très déçu.

Les truites, sans crier gare ont subitement cessé de "piquer", et la récolte s'avère inférieure à ce qu'il pensait.

 

C'est pourtant généreusement qu'il décide de me donner l'unique poisson qu'il a pêché.

Je l'accepte, dans le but de  le faire goûter à Lisa qui n'en a jamais goûté. Un grand merci à Bernard.

 

 

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 On rentre un peu plus tard par le même sentier rejoindre la benne qui descend à 18h.

 

 

 

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Bernard, peu entrainé est victime de crampes à la cuisse, heureusement sur la fin du parcours.

 

 

On reprend haleine au bar du chalet près du téléphérique.

 

Comme convenu on embarque à l'heure dite et à 18h30 on est sur le parking.

 

4h sont nécessaires pour rejoindre nos domiciles respectifs.

 

Très bel endroit qu'on on se promet de revenir découvrir plus largement dès que possible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Très beau temps

 

Dénivelé: 1200m

 

Temps de marche: Aller 4h

                              Retour 3h

Participant: Le Tico

 

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  Le compte est  bon

 

  

Ayant essayé vainement la veille et à de nombreuses reprises de joindre le Goupil en java à Eyne, c'est donc en solitaire que je décide de  tenter cette rando par un temps magnifique, mieux que prévu par la météo des jours précédents.

 

Le chemin dit carrossable entre Prats et la retenue d'eau - 1626m- est chaque année plus mauvais, c'est donc avec un peu de retard sur l'horaire que je démarre à 7h15.

 

3 voitures sur le petit parking, il n'y aura pas foule sur le parcours.

 

Après 1/2h de marche je suis heureux de retrouver le refuge pastoral de l'Orry, bien connu des randonneurs, niché dans le coin d'une prairie.

 

De là, descente vers la rivière de la Riberolle enjambée par un pont en béton. Je laisse le G.R 10 pour prendre le sentier à gauche qui longe la rivière.

 

Une heure est nécessaire pour atteindre la croisée des chemins à 1954m, dont l'un traverse les 2 rivières (Riberolle et baillette qui se rejoignent curieusement à cet endroit ) et conduit au lac de Carança par le redouté Pas du Porc.

J'emprunte donc  le sentier droit devant.

Le temps de la pose hipo étant largement passé, je profite d'un versant herbeux juste réchauffé par le soleil pointant ses rayons au dessus du Roco Petit pour reprendre quelques calories.

 

Un trio monte juste après moi, une femme, 2 ados et un chien en laisse qui fait la connaissance malgré lui de la gent bovine, se retrouvant contre toute attente chargé furieusement par un torillon téméraire.

Le premier contact est chaud, et les 3 randonneurs doivent menacer l'animal à plusieurs reprises de leur baton avant que celui-ci de mauvaise humeur, ne retourne près de sa mère.

L'incident se reproduit à plusieurs reprises, chaque fois qu'un groupe de vaches se trouve sur notre passage, avant que le petit groupe lassé par autant d'antipathie, ne fasse demi-tour.

 

Le sentier longe le fond de la vallée, près de la rivière devenu ruiseau . A gauche se dresse le roc Rodo qui coupe la vallée en 2 et précède le pic Anyelle, A hauteur de ce dernier, un petit gué traverse le ruisseau;  le sentier se faufile entre les cairns sur une pente herbeuse parsemée de rochers jusqu'à l'Estagnol, grande mare alimentée par  la source de la Riberolle ( 2325m ).

 

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 L'Estagnol

 

 

 

Un troupeau de vaches a élu domicile sur le pacage troublant le silence par le tintement de dizaines de cloches.

Une cascade au fond du cirque tout proche décore ce paysage bucolique.

J'ai du mal à quitter ce magnifique endroit sur lequel je me verrai bien planter la tente quelques jours.

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  Col d'en Bernat

 

Les choses sérieuses commencent avec l'ascention du col de Bernard, qui permet d'atteindre la ligne frontière.

C'est à 10h45 que je peux apercevoir à gauche le Pic de Nou Fonts et le long sentier qui passe à flanc jusqu'au Col du même nom.

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Pas du Porc, et pic de l'Infern derrière                         Col de Noufonts

 

 En face, le Pas du Porc, derrière la dent dressée du Pic de l'Enfer. en bas dans le vallon paissent tranquillement une soixantaine d'isards.

 

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Le sentier s'incline faiblement sur le versant du Pic de Nou Fonts,jusqu'au col du même nom, meublé  d'un abri sur le linteau duquel, un artiste a peint un Hola accueillant. Le point de vue sur la partie espagnole est agrémenté par une petite harde d'isards. On voit, plein ouest l'impressionnant massif du Puigmal et du Pic de Finestrelles.

 

 

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Hola, le refuge sur le col de Noufonts

 

La grimpette sur le flanc du Pic de la Fosse du Géant ( 2800m ) n'est qu'une "formalité". J'aperçois avec soulagement que le but n'est pas loin. Un sentinet suit la ligne de crête et au bout d'1/4 d'heure, enfin s'érigent les 9 Creus but de la rando.

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C'est impressionnant de voir, isolées de tout, même si les espagnols viennent en nombre, ces 9 croix plantées là on ne sait pour quelle raison.

 

Le col est un carrefour de destinations diverses entre la partie Française et l'Espagne.

En effet, au fond on peut apercevoir l'Hermitage de Nuria très fréquenté par nos voisins. Magnifique spectacle; on est au centre des "grands "  2800m: Puigmal - Nou Fonts - L'Infern - La Vache - Le Géant !

A nos pieds, coté nord, la vallée de Carança.

 

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A proximité un ex voto déposé par la famille d'une randonneuse saisie par le mauvais temps il y a quelques années...

 

 

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Nuria au pied du Puigmal

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 Vallée de Carança

 

 

Quelques photos souvenirs, et quelques panoramiques visuels et pendant que les randonneurs espagnols s'éloignent par petits groupes vers des cîmes proches, je prends à regrets, le chemin du retour à 12h15.

 

Le repas sera pris au bord  de la cuvettes de l'Estagnol par une chaleur accablante. Après 1/2h de pause, je redescends par le même sentier jusqu'au parking atteint à 15h40, heureux mais fourbu, ou l'inverse,les fessiers enflés,les tendons enflamés, les adducteurs brûlés, les quadriceps cramés, les ischio h.s, les mollets broyés, les chevilles malaxées...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Temps: Soleil nuages dans le Capcir - Nuages et brouillard sur les sommets

 

600m de dénivelé de la vallée du Galbe au lac du Diable

 

Temps de marche: Aller 2h30

                                Retour 1h45

 

Participants: Caribou

                       Goupil

                        Tico

 

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Le point de jonction est prévu entre 7h45 et 8h à Formiguères.

Caribou laisse sa voiture au parking, on se dirige avec la Berlingo au point de départ au refuge de la Jacette dans la vallée du Galbe passé Espousouilles.

 

 

 

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Départ à 8h45; après discussion, le but étant initialement d'aller jusqu'au pic de la Montagnette avec retour par la Serre de Maury.

Je fais remarquer que, depuis le temps qu'on parle des "Pedres Escrites " il serait intéressant de faire un détour, puis d'aller suivant le temps au Pic.

 

9h10 - On est au refuge de la LLosa.

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On laisse plus loin le sentier  qui mène à la Porteille d'Orlu pour descendre sur le petit pont qui enjambe le Galbe en suivant les repères rouges et jaunes.

 

A l'horizon le ciel se couvre d'épais nuages et le brouillard, poussé par un vent de N-O, redescend des sommets; mauvais temps en perspective...

 

La montée est assez dure jusqu'au petit plateau où aboutissent 2 ruisseaux dont celui qui mène aux Pedres Escrites.

Nos guides donnent des explications légèrement divergentes et nous optons pour le plus précis qui indique de prendre, dès l'arrivée sur le plateau, le premier sentier portant une croix rouge et jaune; quelques cairns plus loin, se présente un sentier balisé de cairns conduisant d'après mon guide, vers le lac du Diable.

L'autre sentier, passé une butte, rejoint le ruisseau des Pedres. De là le temps indiqué pour arriver sur le site est donné pour 20mn.

 

Les 20mn sont largement passées, on fait une pause pour attendre Caribou légèrement retardé.

Lorsqu'il arrive à notre hauteur, il nous annonce qu'on a dépassé le site qui est plus bas!

- Vous marchez sans regarder, assène t-il!

Je lui fais part de mon étonnement, car j'ai bien regardé dans la montée, soit.

 

Comme on essayait de localiser le lac du Diable, en me tournant je vois derrière une petite arête qui nous masquait une partie du vallon qu'on escaladait depuis un moment, un endroit qui ressemble tout à fait à la photo du guide correspondant aux Pedres Escrites.

 

 

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On décide de grimper un peu plus, car le lac doit être à proximité dans le brouillard tenace, et on s'engage sur un sentier

quand Caribou, qui donnait des signes de fatigue et surtout ne voulait pas nous retarder annonce qu'il fait demi-tour en repassant par le même chemin; j'essaie de le dissuader et lui propose les clés de la voiture en nous attendant.

Il refuse, disant qu'il nous attendra au refuge de la Llosa.

 

Le Goupil à mes basques, on passe une butte pour se retrouver après une dizaine de minutes en surplomb d'une vingtaine de mètres du lac .

On devine à peine les contours du petit lac parfaitement rond niché dans le cratère d'un volcan. Les pentes empierrées du cratère ,  le brouillard épais, la couleur de l'eau parfaitement assortie à l'environnement minéral, on est bien d'accord: le lac du Diable porte bien son nom.

 

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Celà nous empêche pas de casser une petite croûte vers 11h30.

 

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Le retour se fait par les Pedres Escrites, petit val parsemé de 5 dalles parfaitement plates sur lesquelles sont gravées des signes dont certains auraient plusieurs milliers d'années, selon Jean Abelanet notre anthropologue distingué, inventeur de la Grotte de Tautavel.

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 Difficile de distinguer les inscriptions les plus anciennes...

 

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 ...des plus récentes

 

Pour nos yeux de néophytes, il est difficile de distinguer les signes authentiques de ceux gravés par des randonneurs peu scrupuleux qui gâchent peut-être des millénaires d'histoire par des actes  dérisoires voire imbéciles.

 

Il est midi, et si le ciel se dégage côté capcir, le brouillard stationne toujours sur les crêtes.

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Il est trop tard pour continuer la balade, mais la vision superbe des pics des Morters et de la montagnette donnent à penser qu'ils feront l'objet d'une prochaine rando.

 

Le Goupil est largement devant dans la descente, et je dois avouer que je me préoccupe plus de la direction à suivre que du véritable sentier; je me retrouve donc dans un petit bois de pins sans sentier balisé.

Empruntant des sentiers de chèvres, je retrouve rapidement les repères rouge et jaune.

J'entends alors le bruit d'un galop derrière moi, le Goupil hors d'haleine vient à ma hauteur; Il m'attendait sur le plateau, voyant que je n'arrivais pas, il est parti à ma recherche, faisant plusieurs allers-retours.

Rassuré sur mon sort, il s'empresse de me fausser compagnie en bondissant dans la pente.

 

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                                                                                      L'Erotisme au naturel

 

 

Je croise une petite famille dont les enfants sont juchés sur un mulet; je suis déçu d'apprendre qu'ils font une sortie pour la journée, mais ils sont bien sympathiques.

 

Au refuge de la Llosa, pas plus de Caribou que de Goupil. Je demande des renseignement à un groupe qui se restaure; ils ont bienvu un "jeune avec les cheveux tirés en arrière" mais pas de vieux de mon age.

J'attends un moment, puis redescends, espérant retrouver  mes amis à la voiture.

 

Ils sont tous deux assis confortablement sur l'herbe à l'ombre d'un pin séculaire.

Je râle pour la forme, Caribou d'une évidente mauvaise foi, nous aurait indiqué le refuge de la Jassette comme point de rencontre. Je n'insiste pas, mais ça frise la faute professionnelle, instituée par le Caribou himself, et signe d'infâmie!

 

Après une bière bien fraîche offerte par le Caribou , il propose de s'arrêter dans la forêt des Angles  pour chercher d'éventuels cèpes.

Je décline l'invitation, j'aime bien crapahuter en montagne , mais pas au hasard.

Je laisse donc mes 2 compères à Formiguères et je poursuis ma route.

Peu après la Llagonne, pris d'une subite inspiration, je prends la direction de Caudiès de Mont-Louis, où je connais de longue date un coin à girolles.

 

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Le soir la cassolette de champignons est inscrite au menu.

 

 

 

 

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Puigmal de Llo, du Sègre, D'Err de gauche à droite

 

 

 

Beau temps frais  - dénivelé: 900m

Temps de marche: Aller 2h30

                                  Retour 1h30

 

Participant: Tico

 

Le but n'était pas au départ de faire une balade en montagne mais la tramontane persitante en front de mer m'a poussé à passer le W.E à Bolquère.

Gérard m'ayant indiqué la présence de champignons, je me disais que celà pouvait être une solution de repli en cas de mauvais temps.

 

Le temps clément au lever et passablement motivé, je me décide quand même à aller marcher, le Puigmal en face m'invite à une visite.

 

A 9h je suis au terminal de la station du Puigmal et m'aperçois que j'ai oublié de faire le plein d'eau, faute professionnelle, dirait le Caribou.

Demi-tour en direction d'Err, les batiments et services de la station étant fermés.

 

Le petit village d'Err où nous avons passé de mémorables vacances, a considérablement changé. J'ai du mal a retrouver la minuscule place centrale où coule toujours un filet d'eau dans l'abreuvoir séculaire.

 

Et c'est à 10h30 que baluchon sur le dos j'attaque la rando.

 

Un chemin de service, interdit à la circulation, conduit en bas du dernier télésiège du pic de Duraneu.

Un trio de Catalans  arrivant essoufflés en courant d'un sommet en annoncent:"una hora y trenta nou minuts" m'induisent à penser qu'ils auront entamé  la sieste quand je serai de retour...

 

Au premier lacet, des traces indiquent de quitter  le chemin pour suivre en amont la rivière d'Err.

Un énorme tuyau drainant une source, dispense à profusion de l'eau potable...

 

Le chemin d'accès au pic se situe sur la gauche, le long du ruisseau.

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Le parcours se fait en circuit. Je décide de le prendre à contre sens, car le parking est encombré de voitures et je préfère la solitude plutôt que la marmaille et les promeneurs en basquets qui encombrent en ce dimanche l'accès aux sommets.

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Bien m'en prend, car la jasse du Prat de Tossa me permet de contempler 2 hardes  l'une de 28 isards l'autre de 13, tout laisse à supposer qu'il y en avait beaucoup plus, abrités sur les pentes herbeuses.

 

 

 

Il n'empêche que la pente est raide jusqu'au sommet des pistes, le souffle est court en ce début de rando et si je m'arrête souvent ça n'est pas que pour contempler les quadrupèdes nullement effrayés par mon allure d'escargot.

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Un rampillou à vous couper le souffle!

 

La montée pour laquelle j'avais prévu 20mn, dure en fait 45mn; une butte traitresse me cachait le sommet de la ligne de crête.

Je coupe à flanc du pic de Duraneu pour rejoindre le sentier assez large  à 2650m sur lequel je me fais doubler par des cyclistes (?) vision assez incroyable à cette altitude le dénivelé côté espagnol aussi bien que Français étant impressionnant; mais je les retrouverai quelques instants plus tard effondrés sur un pré.

Le sentier est bien tracé et sans difficulté, ce qui me permet de récupérer de l'effort fourni au départ. 

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Le Puigmal d'Err, encore un petit effort... 

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De petits groupes de randonneurs me croisent, dévalant l'ultime pente du Puigmal d'Err, certains saluent au passage mais j'ai décidé d'être impoli, je ne réponds pas, je suis concentré dans l'effort; j'ai décidé de ne pas m'arrêter pour souffler dans la dernière pente, un pas après l'autre, le souffle rythmé sur les pas:pied gauche-inspiration, pied gauche-expiration.

Au bout de 30mn, je suis au sommet, pari gagné, il est 13h.

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 C'est la kermesse au sommet!

 

Une escouade d'espagnols est déjà là au pied des énormes croix sommitales, riant, criant après les gosses, l'enfer!

Le temps de prendre une photo souvenir en essayant d'éviter les groupes qui s'installent pour casser la croute ou prendre, comme moi des photos et je redescends vite vers des lieux plus calmes. La proximité de Nuria en fait un lieu privilégié de nos voisins du sud.

 

Je stoppe en contrebas du sentier, à l'abri du vent pour déjeûner une petite demi-heure.

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La descente sur Nuria côté Espagnol                                  Vautour fauve

 

Le paysage est assez exceptionnel: le Puigmal est un massif où domine le Puig d'Err à 2910m, plus bas le Puig de Llo et Puig du Sègre. Plus loin sur la frontière, le Pic de Finestrelles, le Pic d'Eyne...

 

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Je laisse les Puigmal de Llo et du Sègre pour une prochaine rando.

 

Le retour est beaucoup plus court, mais aussi plus pentu.

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On voit d'en haut le sentier serpenter jusqu'au ruisseau d'Err; gare aux genoux! 

Redevenu à mon degré normal d'hamabilité, je laisse le passage à quelques groupes effondrés qui tentent coûte que coûte d' atteindre le sommet, pour moi le plus gros est fait .

 

Je rejoins le parking à 15h30.

 

 

 

  

 

 

Par rando66.over-blog.com
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